les fetes du lauragais

St ferréol vidange du lac

(Photos : Voies Navigables de France/archives des canaux du Midi)
(Photos : Voies Navigables de France/archives des canaux du Midi)
(Photos : Voies Navigables de France/archives des canaux du Midi)

(Photos : Voies Navigables de France/archives des canaux du Midi)

Lac de Saint Ferréol
Vidange décennale du lac

D'ici la fin du mois, le lac de Saint-Ferréol sera totalement vidé afin de débuter les travaux d'entretien de son barrage, qui sert de réservoir au Canal du Midi. Un chantier qui a lieu tous les dix ans et qui ne manque pas de piquer la curiosité de nombreux promeneurs. Il ne reste plus que 300 000 m³ d'eau sur les 6 millions que contient, d'ordinaire, le barrage. il mois aura etait nécessaire pour vider le lac. La remise en eaux est, quant à elle, prévue pour la fin du mois de janvier 2017. Non praticable à pied en raison de ses sols mouvants, le lac vide sera néanmoins observable depuis une plateforme mise en place par VNF. À découvrir notamment au fond du lac, une colonne datant de 1769, graduée telle une toise, qui permet de vérifier le niveau d’eau (voir sur les photos). En parallèle, le Musée et Jardins du canal du Midi situé à proximité du lac proposera une exposition technique sur le chômage du barrage et des visites commentées.

Alimenté par les eaux captées à Lampy, amenées par la Rigole de la Montagne. C’est le principal bassin qui alimente le Canal du Midi et un des plus beaux sites de la Montagne-Noire que les visiteurs ne se lassent pas d'admirer. 
Le lac sera vide jusqu'a fin Janvier 2017.

Le lac de Saint-Ferréol lors de la vidange de 1994. (Photo : Voies Navigables de France/archives des canaux du Midi)

CONSTRUCTION DE L’OUVRAGE

merci à www.lauragais-patrimoine.fr

Ce barrage-masse est composé d’une digue (grand mur) de près de 800 m de longueur, de 32,50 m de hauteur et de 140 mètres d’épaisseur environ ; pour une capacité totale de 6 500 000 mètres cubes et une superficie de 67 hectares lorsqu’il est plein. Cette digue est elle-même composée de trois murailles : - Le mur amont qui est immergé dans les eaux, de 60 m de long, de 19,50 m de haut et de 3,90 m d’épaisseur, sur lequel est érigée une colonne appelée pyramide de 21 m de hauteur ; elle était utilisée pour mesurer la hauteur de l’eau, donc le volume, d’un seul "coup d’œil". 

Elle fut construite en 1769 et est graduée en toises et en pieds. - Le mur central, ou grand mur d’une longueur de 786 m et de 32,50 m de hauteur (au point le plus bas dans le lit de la rivière) avec une épaisseur de plus de 12 m dans sa partie basse et de 1 m dans sa partie haute. Il est couronné par une margelle et une belle allée promenade au sommet. - Le mur aval ou mur des voûtes, de 80 m de long, haut de 29,25 m et de 2,80 m d’épaisseur.
 
Entre ces trois murailles distantes d’environ 65 m ont été tassés des remblais d’enrochement et des terres argileuses. Elles sont reliées par quatre galeries souterraines, deux immergées en amont (accessibles uniquement dans les vidanges du barrage) et deux sèches en aval. 

A l’intérieur de ces voûtes se trouvent les mécanismes, vannes et "robinets" (occultés aujourd’hui) de distribution et quantification de l’eau nécessaire à l’alimentation du Canal, ainsi qu’à la vidange du réservoir. Ces galeries sont superposées et ont des fonctions bien distinctes. 

A l’amont, nous avons dans la partie inférieure la "voûte de l’enfer" et dans la partie supérieure la "voûte du tambour". A l’aval en bas, nous avons la "voûte de vidange" et au-dessus la "voûte des robinets". Ces deux dernières sont accessibles pour la commande des vieux robinets à boisseaux, l’ancien système et de la vanne "papillon" en service aujourd’hui, automatisée.

D’autres vannes dites de la "Badorque" et de trop plein, permettent également la régulation de l’eau à différents niveaux et alimentent les belles cascades dans le parc d’agrément.
 
Une canalisation partant de l’intérieur du barrage alimente la fameuse gerbe ou jet d’eau d’une vingtaine de mètres de hauteur. L’ensemble du réservoir est alimenté par le lit du Laudot, grossi des eaux, des rivières du versant méditerranéen, elles-mêmes déversées aux Cammazes par le passage de la Rigole de la Montagne dans la "Voûte de Vauban" (aqueduc souterrain de 122 m de longueur et de 3 m de largeur).
 
Un petit canal appelé "Rigole de ceinture", contourne par le sud-est le réservoir de Saint-Ferréol et permet de neutraliser l’entrée de l’eau dans celui-ci. L’ensemble se rejoignant en aval du barrage jusqu’à l’ancienne écluse des Thomasses. 

Cette dernière constitue le point de jonction avec la Rigole de la plaine venant de Revel et amenant les eaux du Sor par la dérivation du Pont-Crouzet (entre Revel et Durfort). A la dérivation du Laudot (point de jonction) le débit des eaux est quantifié et mesuré avant l’arrivée à Naurouze (environ 30 kms de là) point de partage naturel, à 189 mètres d’altitude. Ces eaux alimentent alors le Canal du Midi, dont les besoins sont d’environ 20 à 25 millions de mètres cubes annuellement.

Pour s'y rendre :

Attention : restez sur les lieux accessibles ne faites pas comme certain(e)s
Une promeneuse envasée jusqu'à la taille au lac saint-ferreol

Survol du barrage st Ferréol en cours de vidange (© drone31)

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André 04/11/2016 16:33

Merci pour la découverte, n'étant pas de la région depuis longtemps, c'etait un truc sympa que nous avons fait en famille.